
Le bal des pompiers
Les pompiers ont toujours ouvert leurs casernes ce soir-là pour y organiser un grand bal. Mais tous les bals du 14 juillet étaient autrefois appelés « bals des pompiers ». Et personne n’était en reste pour danser !
Jusqu’à l’avènement de la télévision, les bals restaient des distractions majeures, souvent hebdomadaires, où l’on se rendait en famille.
Celui du 14 juillet était le plus prisé de tous. Pendant d’entre-deux-guerres, il était même possible à Paris de se déplacer d’une rue à l’autre, d’un carrefour à l’autre, au son des accordéons, sans s’arrêter de danser !
Après guerre, on vient toujours admirer les feux d’artifice, mais on perd l’habitude de mélanger les générations dans les bals... Sauf dans ceux des pompiers maintenus dans les casernes.
À Paris, certaines casernes accueillent encore aujourd’hui jusqu’à 10 000 personnes pour le bal du soir. Les cours de caserne sont illuminées, les danseurs ne gardent que de bons souvenirs et les voisins ne se plaignent jamais de la musique. Une preuve de plus, s’il en fallait une, de l’admiration et de l’affection populaire portée à ceux qui nous sauvent tout au long de l’année…
Texte : Marie-Odile Mergnac
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