idee cadeau personnalise livraison par la poste ou derniere minute
Participez au Concours Photos
Mamans d'hier, Mamans d'aujourd'hui
Généalogie Famille Mamans Cuisine Cadeaux La boutique Fête des Mères est ouverte !
Les Pères dans la littérature

Il y a autant de figures du père dans la littérature française qu'il y a de façons de l'être dans la vie courante : personnages insaisissables, craints, respectés, aimés... s'il faut citer le plus grand, commençons par Gargantua !

Le plus "grand" père de toute la littérature : Gargantua

Gargantua par Gustave Doré
Fils du bonhomme Grandgousier, autre grand costaud, Gargantua occupe une place "de taille" dans le roman français. Rayant les arbres de la Beauce d'un coup de queue de son cheval, croquant (presque) des pèlerins avec sa salade, il est d'abord vu comme un géant assez rustique. C'est l'amour qu'il porte à son fils nouveau-né qui le transforme en éducateur consciencieux. Le clou du livre, c'est la fameuse "lettre de Gargantua à son fils Pantagruel", qui se lit comme un hymne à la science et aux lettres : c'est en effet dans la tête que Gargantua entend faire de son fils un géant.



Un autre père éducateur : Joseph Pagnol

Peut-on rêver plus bel hommage d'un fils à son père que l'écriture de La gloire de mon père ? Marcel Pagnol raconte, dans ce roman paru en 1957, en même temps que sa propre enfance, toute l'affection qu'il a pour son père Joseph et tout le soin que cet homme, instituteur jusqu'au bout des ongles, a mis dans son éducation. Marcel sait lire avant quatre ans (sa mère a même peur que "ça lui chavire le cerveau" !), écrit ses premiers textes à dix ans... et rend témoignage de l'affectueux soutien paternel quelques décennies plus tard.

Le Père Goriot

Le père sacrifié : Jean-Joachim Goriot

S'il y a bien un père qui s'oublie au bénéfice de ses enfants, c'est bien le père Goriot, du roman éponyme de Balzac : ce riche commerçant éduque ses filles en satisfaisant toutes leurs fantaisies... ce qui est en fait la meilleure façon de perdre leur amour ? "Goriot mettait ses filles au rang des anges, et nécessairement au-dessus de lui, le pauvre homme !" Il les marie bien au-delà de leur condition, l'une à un comte, l'autre à un banquier baron du Saint-Empire. Devenu âgé, Goriot se désespère de voir ses deux filles "obligées par leurs maris de refuser non seulement de le prendre chez elles, mais encore de l'y recevoir ostensiblement".


Les pères démissionnaires : M. Rézeau ou M. Lepic

Le lien entre M. Rézeau (le mari de Folcoche dans le roman d'Hervé Bazin Vipère au poing) et M. Lepic (le père de Poil de Carotte dans celui de Jules Renard) ? C'est que ni l'un ni l'autre ne voient ou ne veulent voir les tourments que leurs épouses infligent à leurs enfants. Démissionnaires de leur rôle d'éducateur et de protecteur, ils se trouvent pourtant pardonnés, une fois les enfants devenus grands et que la parole peut se renouer.

Les pères tyrans

Les pères qui usent et abusent de leur autorité sont largement présents dans toute la littérature de l'Ancien Régime et du XIXe siècle, qu'il s'agisse d'un récit autobiographique (dans ses Mémoires d'outre-tombe, Chateaubriand raconte l'effroi silencieux que lui cause la présence sévère de son père à Combourg), d'une nouvelle dramatique (Mateo Falcone, dans la nouvelle de Prosper Mérimée, n'hésite pas à faire exécuter son fils de dix ans, pourtant tendrement aimé, parce qu'il lui avait désobéi) ou de pièces de théâtre (Argan essaie de marier sa fille contre son gré dans Le malade imaginaire). Reconnaissons que, en ce qui concerne les pièces de Molière, la tyrannie paternelle est bien mise à mal par l'astuce et la ruse de la génération suivante !

Le père adoptif idéal : Lagardère

"Si tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère ira à toi !" Qui n'a pas lu, dans Le Bossu de Paul Féval, cette apostrophe que Lagardère lance à l'assassin qui vient de faire de la petite Aurore une orpheline ? Devenu pour la fillette un père de substitution, il déjoue tous les complots pour lui rendre la place et la fortune qui lui reviennent. Ce personnage brave et noble, qui tient ses promesses et fait justice, a inspiré des dizaines de cinéastes.

Ajoutons en conclusion une phrase de l'abbé Prévost, écrite dans Manon Lescaut et qui est de circonstance en cette période de fête des pères : "Un coeur de père est le chef-d'oeuvre de la nature" !

Texte : Marie-Odile Mergnac





Liens Commerciaux


 




Recevez gratuitement chaque semaine notre lettre d'informations.
Votre E-mail :