"Sous Philippe le Bel, la ville de Montdidier a commencé à porter les armes qu'elle possède aujourd'hui.. telles qu'elles figurent sous la cloche de l'Hôtel-de-Ville, fondue en 1527. Dans son Parallela geographiae veteris et novae, Parisiis, 1648, le Père Briet, géographe célèbre du XVIIe siècle, applique à Montdidier l'épithète honorable de Cultissima Urbs. "Dans les Acta Sanctorum, aprilis, 1675, t. III, p. 462, les premiers Bollandistes, contemporains et non moins bons appréciateurs que Briet, des qualités des Montdidériens, qualifient également notre cité d'Oppidum cultissimum. "De nos jours, un érudit illustre a confirmé le jugement prononcé il y a deux siècles : "Montdidier, dit Daunou, est une ville qui pourrait sembler d'un ordre fort élevé, si l'on en jugeait par le grand nombre d'hommes habiles qu'elle a fournis à presque tous les genres de littérature et de science." (Mémoires de l'Institut de France, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, t. XIV, p. 165.) Le goût des sciences et des lettres ne s'éteignit point avec le siècle qui conféra à notre patrie le titre de cultissima. "Si le XVIIe siècle fut fécond en talents, le XVIIIe le fut plus encore ; il produisit des écrivains qui, par la variété de leurs connaissances et les services qu'ils rendirent à l'humanité, surpassèrent leurs prédécesseurs." La ville de Montdidier ne pouvait que s'enorgueillir du titre flatteur que lui attribuèrent les savants du XVIIe siècle ; aussi fait-elle figurer cette épithète : CULTISSIMA sous l'écusson de ses armes. |