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LA PREMIÈRE MARQUISE DE GANGES. Sa vie, ses malheurs, sa fin tragique. Étude historique LA PREMIÈRE MARQUISE DE GANGES. Sa vie, ses malheurs, sa fin tragique. Étude historique

Réédition de livre rare
  • Auteur : Albin Mazel
  • Editions : 2007, réimpression de l'ouvrage paru en 1885
  • Format : 14 X 20. 260 pages.
  • Prix : 32 €
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Résumé/description :
Cela commence comme un conte de fées : il était une fois une jeune fille belle, riche, intelligente et que tout le monde aimait Trop belle, trop riche, trop intelligente, trop aimée ! Le conte de fées se transforme en film d'horreur. La réalité dépasse largement la fiction ; aucun auteur ou cinéaste n'aurait osé aller aussi loin dans le malheur. Le pasteur Mazel est tombé sous le charme de la marquise, « jamais diamant ne fut enchâssé dans un plus beau chaton ; jamais esprit plus digne d'amour n'anima un plus beau corps ». Le lecteur, lui, tombera sous le charme du style désuet et emphatique de l'auteur. Sa pudeur l'oblige à quelques détours pour préserver la bienséance du langage : « La jeune femme se disputait avec sa belle-mère. Celle-ci, employant un terme de la dernière grossièreté, et que nous ne pouvons reproduire, lui reprochait d'avoir été l'amie du roi ». Mais s'il renonce à employer certains mots, l'auteur n'élude aucun détail du terrible assassinat et fait revivre la scène avec force. L'abbé se transforme en démon qui n'aura aucune pitié pour l'angélique marquise. Elle choisit le poison, « un vrai feu liquide » dont quelques gouttes « tombèrent sur le sein et y laissèrent des marques de corrosion toutes noires. Ses lèvres aussi furent instantanément brûlées et noircies ». Mais avec la force du désespoir, elle trouvera la lucidité suffisante pour s'échapper et se réfugier auprès des femmes du village qui oseront s'interposer pour faire cesser cet attentat. L'auteur semble avoir pris résolument le parti des femmes. Tout au long de son récit, le malheur vient des hommes, depuis Louis XIV jusqu'aux villageois qui craignent d'intervenir, en passant par le mari maltraitant et les beaux-frères assassins qui n'éprouvèrent aucune pitié pour cette femme sans défense qui implorait sa grâce. Et sur son lit de mort, malgré les agressions qu'elle avait subies et comme pour sublimer son destin, la marquise ne fut jamais aussi belle.
© Micberth
copyright Micberth